[Intro] Pschitt dans la nuit, peinture rouge Une main file sous les caméras Le mur se réveille et bouge Avec des noms qu’on n’efface pas [Verse 1] Au fond du passage, derrière l’école Il y a des phrases en plusieurs couches Des promesses mortes, des colères folles Des prénoms noirs près des bouches Kevin parti sans cérémonie Lina partie sans explication Un cœur barré, puis “pas fini” Sous une trace d’élection [Pre-Chorus] Je passe les doigts sur la pierre froide La peinture colle comme du sang Chaque lettre garde une façade Contre l’oubli des puissants [Chorus] Graffiti Sous la Peau, on te porte en nous Rouge sur le mur, noir sur les genoux Graffiti Sous la Peau, écris plus haut La rue n’oublie pas les noms sous les journaux [Verse 2] Inès secoue sa bombe vide Elle rit, mais ses yeux restent durs “Un mur propre, c’est un mur qui décide De se taire pour les murs” Elle trace une flèche vers la place Un rendez-vous pour vendredi La peinture coule sur sa manche Comme si la ville avait écrit [Pre-Chorus] Je croyais les tags faits pour crier Pour salir les murs officiels Mais ce soir je les vois briller Comme des archives sous le ciel [Chorus] Graffiti Sous la Peau, on te porte en nous Rouge sur le mur, noir sur les genoux Graffiti Sous la Peau, écris plus haut La rue n’oublie pas les noms sous les journaux [Guitar Solo] Corde sale, note qui grince Basse lourde contre les blocs Peinture rouge, nuit qui pince Tambours secs comme des chocs [Bridge] Demain, ils viendront repeindre Avec leur blanc de propriétaire Mais ils ne savent pas atteindre Ce qu’un mur donne à la chair On recopiera sur nos bras Sur nos sacs, nos vitres, nos peaux Et si la pluie lave tout ça Nos voix referont le tableau [Final Chorus] Graffiti Sous la Peau, on te porte en nous Rouge sur le mur, noir sur les genoux Graffiti Sous la Peau, écris plus haut La rue n’oublie pas les noms sous les journaux Graffiti Sous la Peau, marque le tempo Vendredi soir, on marche en écho [Outro] Pschitt dans la nuit, peinture rouge Le mur respire derrière nos pas Dans mon sommeil, la phrase bouge “La rue n’oublie pas”